Article presse
9 min de lecture
· Publié dans Les Échos1ᵉʳ octobre 2025

Les Échos analysent la transformation digitale des déménageurs en octobre 2025 — pourquoi Mon Meilleur Déménageur est cité comme exemple de réinvention

Le 1ᵉʳ octobre 2025, Lamia Barbot publie dans Les Échos un dossier sur l'état du marché du déménagement en France : budgets serrés, immobilier en berne, 1 300 entreprises qui doivent se réinventer. Valeriu Sirbu, dirigeant de Mon Meilleur Déménageur et président de la Fédération française du déménagement, y est cité longuement pour illustrer comment la digitalisation et la transparence sont devenues les leviers de survie d'un secteur fragilisé.

Par Valeriu Sirbu, fondateur de Mon Meilleur Déménageur

Article original

Budgets serrés, immobilier en berne : les déménageurs cherchent la parade dans un marché fragile

Publié par Les Échos1ᵉʳ octobre 2025

Lire l'article complet sur Les Échos
« Du jour au lendemain, nous avons dû nous adapter et réaliser des visites en visio pour remplacer les visites techniques physiques. Cette transparence renforce la satisfaction du client. »

Le contexte d'octobre 2025 : un marché immobilier en berne, des budgets serrés

Quand Lamia Barbot publie ce dossier dans Les Échos le 1ᵉʳ octobre 2025, le marché du déménagement français vit une période compliquée. Les transactions immobilières ont chuté depuis 2023 — moins d'achats, donc moins de déménagements — et les budgets des ménages se sont resserrés avec l'inflation et la hausse des taux. Pour les déménageurs, cela se traduit par une baisse mécanique du volume d'affaires et une pression sur les marges.

Le secteur compte environ 1 300 entreprises actives, dont la grande majorité sont des TPE et PME de moins de 50 salariés. Beaucoup sont des structures familiales avec un fort ancrage régional, peu numérisées, et qui s'appuient sur le bouche-à-oreille pour leur acquisition client. Dans un marché en croissance, ce modèle tenait. Dans un marché fragile, il ne tient plus.

Les Échos identifient avec justesse le double mouvement à l'œuvre : d'un côté, des opérateurs traditionnels qui peinent à attirer la demande, et de l'autre, une minorité d'acteurs qui ont anticipé la transformation digitale et qui captent une part disproportionnée de la demande en ligne. C'est dans ce contexte que la rédaction est venue chercher mon analyse en tant que dirigeant et président de la Fédération française du déménagement.

Pourquoi la digitalisation est devenue un passage obligé

Le constat des Échos est sans ambiguïté : « la digitalisation s'impose comme un passage obligé, dans un métier où la dimension humaine reste pourtant centrale ». Cette tension entre digitalisation et humain est au cœur de ce qu'on essaie de construire chez Mon Meilleur Déménageur depuis le lancement de la plateforme, et elle s'est accentuée ces dernières années.

Le déménagement n'est pas un produit standardisable. Chaque dossier suppose une compréhension fine de la situation du client : volume réel, contraintes d'accès aux deux adresses, fragilités spécifiques (piano, œuvres d'art, mobilier de famille), conditions de stationnement. Aucun algorithme ne remplace cette lecture humaine, et c'est ce que les opérateurs sérieux ont compris.

Mais la digitalisation joue un rôle déterminant en amont et en aval de cette intervention humaine. En amont, elle accélère la qualification du besoin et permet au client de comparer plusieurs propositions sans passer 4 à 6 coups de téléphone. En aval, elle fluidifie la signature, le paiement de l'acompte et la traçabilité du dossier. Pour comprendre concrètement la méthode, je renvoie à la page [Comment ça marche](/comment-ca-marche).

La visite en visio : comment le Covid a accéléré le virage

L'un des points repris par Les Échos est la généralisation de la visite technique en visio. Dans l'article, je suis cité expliquant qu'« au jour le lendemain, nous avons dû nous adapter et réaliser des visites en visio pour remplacer les visites techniques physiques » pendant le Covid. Cette adaptation a été imposée par les contraintes sanitaires, mais elle a survécu à la crise parce qu'elle est devenue plus efficace que la visite physique dans la majorité des cas.

Concrètement, une visite en visio nous prend 20 à 30 minutes et permet au commercial de couvrir 4 à 5 dossiers par demi-journée, là où une visite physique en prenait un seul. Le client gagne aussi : pas besoin de bloquer une demi-journée pour accueillir un commercial, pas de déplacement à organiser, et la possibilité de répartir la visite sur deux moments si le logement est compliqué.

Le contenu de la visite ne change pas : on visite chaque pièce avec la caméra du smartphone du client, on identifie chaque meuble, on note les contraintes d'accès, on vérifie le passage des camions, on évalue les fragilités. La précision atteinte en visio est très comparable à celle d'une visite physique, à condition que le commercial soit formé et que le client soit accompagné dans la démarche. La maîtrise de la méthode prend quelques mois, mais le gain de productivité est très significatif.

L'inventaire automatique et le devis quasi instantané

Les Échos décrivent ensuite le maillon suivant : « après la visite, un inventaire du mobilier est automatiquement généré, que le client peut ensuite compléter. Il reçoit dans la foulée un devis quasi instantané ». C'est un point important parce qu'il illustre la valeur réelle de la digitalisation : non pas remplacer l'humain, mais débarrasser l'humain des tâches sans valeur ajoutée pour qu'il se concentre sur le conseil et la relation.

Concrètement, le commercial qui mène la visite alimente une trame d'inventaire au fil de la conversation, pièce par pièce. Le système calcule le volume agrégé et propose une estimation tarifaire qui tient compte des contraintes saisies (étage, ascenseur, distance, matériel nécessaire). Le client reçoit l'inventaire détaillé par email et peut le compléter avec les éléments oubliés (cave, garage, garde-meubles).

Le devis final qui en découle est plus fiable que les devis traditionnels parce qu'il repose sur une description précise du volume et des contraintes. L'écart entre estimation et facture finale, qui atteint encore 30 à 50 % chez certains opérateurs traditionnels, se rapproche de zéro avec cette méthode. Pour les clients qui souhaitent estimer leur volume avant la visite, voir le guide [Comment calculer le volume de son déménagement](/blog/comment-calculer-volume-demenagement).

La transparence comme avantage concurrentiel — et comme exigence du marché

La citation reprise en exergue par Les Échos — « Cette transparence renforce la satisfaction du client » — est volontairement courte parce qu'elle résume un changement de paradigme. Pendant des années, l'opacité tarifaire a été la norme dans le déménagement : devis flous, surcoûts non anticipés, factures finales supérieures à l'estimation. Cette opacité protégeait les opérateurs court-termistes, mais elle a alimenté la défiance générale du marché.

La transparence n'est plus aujourd'hui un avantage différenciant que l'on peut mettre en avant dans une plaquette commerciale. Elle est devenue une condition d'accès au marché. Un client qui compare 2 ou 3 devis verra immédiatement lequel détaille tous les postes, lequel chiffre les frais de monte-meubles, lequel anticipe la TVA sur le longue distance. Celui qui ne fait pas l'effort de la transparence est éliminé dès la pré-sélection.

C'est ce que nous appliquons chez Mon Meilleur Déménageur depuis le départ, et c'est ce que nous demandons à nos partenaires. Le devis doit être lisible par un client qui n'est pas du métier. Il doit indiquer le volume, les conditions d'accès retenues, le matériel nécessaire, les options et leur prix, la TVA, l'acompte demandé. Aucun poste « divers » ou « frais administratifs » sans détail. Cette discipline a un coût de production, mais elle est la condition de la confiance.

Le rôle de la Fédération française du déménagement

Les Échos rappellent à juste titre que je suis également président de la Fédération française du déménagement. Ce mandat éclaire la position défendue dans l'article : la transformation digitale n'est pas un sujet d'intérêt pour les seules plateformes, c'est un enjeu de survie collective pour toute la profession.

La Fédération porte la voix des entreprises du secteur auprès des pouvoirs publics, des organismes de formation et des assureurs. Sur le plan opérationnel, elle accompagne les opérateurs traditionnels qui souhaitent moderniser leur outil de devis, leur signature électronique, leur gestion documentaire. Sur le plan réglementaire, elle veille à l'application de la licence transport, des obligations RC pro, des règles de facturation électronique qui entreront en vigueur en 2026.

Le rôle de la Fédération est aussi de défendre la qualité contre le low-cost prédateur, qui prospère en marge de la profession et qui dégrade durablement la réputation du métier. Les clients qui ont vécu une mauvaise expérience avec un opérateur non déclaré ne reviennent pas dans le secteur formel. C'est une perte sèche pour les entreprises sérieuses, et un argument pour renforcer le contrôle et la pédagogie côté grand public.

Ce que les opérateurs traditionnels peuvent retenir de l'article

Pour les déménageurs qui lisent Les Échos et qui se demandent comment se positionner dans ce contexte fragile, je retiendrais trois leçons concrètes. La première, c'est qu'il faut accepter d'investir dans la digitalisation du parcours client même si le volume actuel ne le justifie pas immédiatement. Les opérateurs qui attendent la reprise du marché pour moderniser leur outil seront décrochés par ceux qui ont pris les devants.

La deuxième leçon, c'est qu'il faut former les commerciaux à la visite en visio et accepter que cette compétence prenne du temps à monter. Un commercial qui n'a fait que de la visite physique pendant 20 ans ne devient pas un pro de la visio en une semaine. Il faut un accompagnement, des sessions de travail collectives, des retours d'expérience croisés. Mais une fois la méthode acquise, le gain est définitif.

La troisième leçon, c'est qu'il faut renoncer à l'opacité tarifaire qui a longtemps protégé certaines marges. Le marché ne tolère plus les devis flous. Les opérateurs qui passent à un devis détaillé, lisible et engagement clair sur le prix final gagnent en taux de signature et perdent les litiges qui plombaient leurs comptes annuels. Pour aller plus loin sur les critères de choix d'un déménageur professionnel, voir [Comment choisir un déménageur professionnel](/blog/comment-choisir-demenageur-professionnel).

Notre lecture stratégique : pourquoi 2025 marque un tournant

Au-delà de l'angle journalistique des Échos, je vois dans ce dossier un signal de marché plus profond : l'année 2025 marque le moment où la transformation digitale du déménagement cesse d'être une option pour devenir une condition de survie. Les opérateurs qui n'ont pas anticipé ce virage pendant les années post-Covid sont en train de perdre leur clientèle, qu'ils captent traditionnellement par bouche-à-oreille et par référencement local approximatif.

La concentration du marché va s'accélérer dans les 24 prochains mois. Une partie des 1 300 entreprises citées par Les Échos va se rapprocher, fusionner, ou disparaître. Les survivants seront ceux qui ont les capacités d'investissement pour moderniser leur outil, ceux qui sont rattachés à un réseau de courtage qui leur apporte un flux régulier de demandes qualifiées, ou ceux qui se sont spécialisés sur une niche (international, garde-meubles longue durée, déménagement d'entreprises) où ils gardent un avantage défendable.

Pour Mon Meilleur Déménageur, ce contexte est paradoxalement une opportunité. La fragilisation des opérateurs isolés rend notre proposition de valeur — qualification du besoin, vérification du partenaire, devis transparent, suivi du dossier — plus pertinente qu'elle ne l'était il y a 5 ans. Les clients cherchent aujourd'hui plus de garanties qu'avant. C'est ce que nous construisons depuis le lancement, et c'est ce que les retombées presse comme celle des Échos contribuent à rendre lisible auprès du grand public.

Vous préparez votre déménagement ?

Recevez 2 à 3 devis de déménageurs vérifiés sous 24h, sans engagement.

Démarrer mon devis

Avez-vous trouvé la réponse à votre question ?

Votre retour est anonyme. Il nous aide à améliorer cette page.